Carcinome neuroendocrinien : un cancer qui sécrète des hormones
11/12/2006
Le carcinome neuroendocrinien représente un type de tumeur très particulier capable de sécréter des hormones. Ce type de cancer peut atteindre les glandes surrénales, le pancréas ou encore la glande thyroïde.
Généralement, ces carcinomes neuroendocriniens sont d’évolution très lente, et il est parfois difficile de savoir s’il s’agit de tumeurs bénignes ou de tumeurs malignes tant leur évolution peut se faire sur de nombreuses années. Certains patients ayant une tumeur maligne, même s’ils ont déjà des métastases, ont une survie très prolongée, voire une durée de vie tout à fait normale. Ces carcinomes neuroendocriniens ont la particularité d’être visibles par les examens d’imagerie habituels (scanner ou IRM), mais également par une scintigraphie particulière basée sur leur capacité à fixer une substance marquée par un traceur radioactif, la somatostatine (Octréoscan®). Les patients ayant un carcinome neuroendocrinien vont donc avoir, de façon assez régulière, des bilans d’imagerie ainsi que des dosages hormonaux. Le traitement fait appel à la chirurgie et à des traitements médicamenteux, en particulier à base d’analogue de la somatostatine ou parfois de certaines chimiothérapies très particulières. Ce type de cancer justifie de rechercher une prédisposition familiale particulière, certaines maladies génétiques augmentant le risque de développer un carcinome neuroendocrinien. Une enquête génétique est donc souvent proposée lorsque le contexte est évocateur. Quoiqu’il en soit, même s’il s’agit dans certains cas de cancers, rappelons que, de façon générale, leur pronostic est bon