« Pourquoi les sportifs «guérissent» plus vite »
Dans un article sur un « pilier du XV de France » qui « transpire 6 heures par jour pour guérir sa fracture du tibia », La Croix note qu’« encaisser les énormes chocs des poussées en mêlée [de rugby] 6 mois après une blessure : ce n’est pas donné au premier venu ».
Le journal relève en effet que « les séquelles d’une [telle] fracture du tibia disparaissent au bout d’une dizaine de mois. Les os des champions cicatriseraient-ils plus vite ? ».
« Pas vraiment », indique le quotidien, qui cite notamment Marc Rozenblat, médecin traumatologue auprès de la Fédération française de gymnastique.
Le praticien explique qu’« un athlète démarre la rééducation, le pied dans la plâtre, à raison de 5 à 6 heures d’efforts quotidiens, pendant que le commun des mortels reste chez lui sans bouger ».
La Croix observe par ailleurs qu’« habitué aux durs entraînements, le sportif peut supporter de longues séances de kiné pour maintenir son corps en éveil et limiter la perte musculaire. Ce qui fait que sa charpente autour de l’os cassé se régénère mieux que celle d’un non-sportif ».
Le journal indique de plus qu’« outre un solide moral, ce type de rééducation demande du temps et de l’argent ».
Jean-Pierre Franceschi, président de la Société française de traumatologie du sport, remarque ainsi : « Kinés privés, techniques de pointe… Les champions s’appuient sur une grosse infrastructure médicale ».
La semaine prochaine :
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