Effectivement ce fut une très bonne journée…
J’ai eu quelques doutes quand j’en ai vu certains sortir leurs vélos de descente, et surtout tous mettre leurs protections mais finalement avec ma crème nivéa toute la journée, je m’en sors indemne sans une seule gerçure ni éraflure !
Je ne ferai pas de comparaison entre notre professeur et le professeur Ber dont nous avons vu passer la classe ce matin. Sa méthode semble efficace cependant. Il prend deux filles, les met sur des vtt dans des tenues moulantes, les lâche en haut du régagnas et dit alors à ses élèves « maintenant si vous les voulez, il faut les rattraper ».
Il aurait juste pu éviter de faire ça au même endroit que nous car on a failli perdre M!K sur le coup…
Donc revenons à notre troupeau qui a travaillé par ateliers successifs. C’était très bien car Olivier (le prof) est vraiment très pédagogue en plus d’être sympa et de savoir VRAIMENT tenir un guidon HAUT et LOIN….
Ce qui était marrant c’était de voir comme à chaque fois les premiers passages étaient propres disciplinés et les passages suivants « ça y’est j’ai tout pigé, vont voir qui je suis… » étaient de plus en plus… hum… relâchés. Mais il faut dire à notre décharge que c’était la partouze de neurones permanente : pousser sur les jambes, tirer le guidon, sortir le genou, jeter le corps en arrière, enrouler, freiner, comprimer, détendre… il fallait penser à beaucoup de choses et c’était dur de garder la concentration sur plusieurs passages successifs.
Bon sinon l’apothicaire est un élève très discipliné, il écoute bien, applique de suite les consignes et travaille même ses gammes pendant la récré : si vous avez besoin d’une anti-sèche c’est à lui qu’il faut s’adresser !
Notre M!K international avait un maillot floqué à son nom (top classe), et portait des protections fessières qui lui donnaient une ligne très sexy sous son baggy canon…
Il aurait pu être très bien noté grâce à son style assuré s’il n’avait pas laissé échapper un pet gras trahissant l’état de ses intestins depuis le début de la journée !
Endurosteph fut à la hauteur de sa réputation et même mieux en inventant un nouveau style : il jette le vélo loin et haut et une fois qu’il est en l’air, il s’aperçoit qu’il ne peut pas atteindre les leviers de frein. Mais il ne se laisse pas démonter pour autant… généralement au bout quinze mètres dans la garigue il s’arrête hilare et s’il ne trouve pas de branches pour le ralentir, il vise un cannondale… « je déteste cette marque ! tora tora tora !»
Ah l’émulation des frères Bogdanov ! Si l’un passe la bosse, l’autre passe la bosse, si l’un passe en haut, l’autre passe en haut (si l’un boit de la bière, l’autre boit de la bière, mais je m’égare), mais ce qui est le plus beau, le plus touchant : si l’un se fait mal, l’autre va aussitôt se jeter par terre ! N’empêche, Giorgigor qui n’a pas arrêté « putain je me cague » était toujours le premier à essayer les sauts et autres exercices et souvent le dernier à s’arrêter et Grichka a montré que sa place dans l’équipe number One (assurée de succès après les trajectoires découvertes aujourd’hui…) n’était pas usurpée.
Pour ma pomme, qui n’était jamais descendu plus haut que d’un trottoir, ce fut le grand dépucelage…. Il n’était pas question que je prenne de risque, je ne suis pas vraiment arrivé à faire un « manual » (ni d’ailleurs un « intellectual »), je n’atterris toujours pas sur la roue arrière mais J’AI SAUTE !
Bon d’accord ce n’était pas bien haut, j’avais les chocottes, j’ail failli me manger la première fois, mais je n’avais jamais sauté et c’est bien ce que je pensais : quel plaisir de s’envoyer en l’air !
J’ai l’impression d’avoir fait aujourd’hui ce que je n’avais jamais fait auparavant sur mon rigide, je ne suis pas sûr que je mettrai tout cela en application la prochaine fois, mais au moins, quand j’arriverai trop vite quelque part, je saurai que cela peut peut-être quand même passer et c’était bien là pour moi le but de cette journée.
Donc une journée aussi ludique qu’instructive et bien sûr il faut continuer.
Sachant que les Renato, langlait, pttSteph et autre Patrick voulaient venir, je crois qu’on peut facilement se faire une « formation interne mouton bique », il s’agit juste de s’y prendre suffisamment à l’avance pour programmer cela.
A l’automne ?
"Nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres !" Richard Bach - Jonathan Livingstone le goéland